imag_smj/famille/f_marie1960.jpg

Les Favre de Savoie, France

Ascendance maternelle de Savoie de Juliette Chantre, ma grand-mère.

Marie Favre

Ancêtre de Savoie, France, mon arrière-grand-mère. 1874-1973, épouse de Jean-Marie Chantre.


Arbre généalogique des Favre, lignée maternelle de Juliette Chantre, épouse d'Amedeo Schiavon.
Arbre des Favre


La lignée des Favre s'unit à celle des Schiavon en 1928. Cette descendance est française pour la plupart.

La descendance de Marius Favre et Claudia Faucon est Américaine (Maine), leur fils Roger est le dernier Favre de cette lignée.

Vous trouverez les généalogies des Favre et plusieurs lignées collatérales dans notre banque de données

Cette page a pour but de contacter les Favre de la région Les Echelles, France. Tous renseignements, photos, actes ou ajouts concernant cette famille seront acceptés avec plaisir. Écrivez-moi.

 

Un peu d'histoire

Notre plus ancien ancêtre savoyard connu, de la lignée de mon arrière-grand-mère Marie Favre, Claude Favre (1677-1758), vécut quelques crises nationales, notamment celles de 1690-1697, et 1701-1713, sous Victor Amédée II. Jusqu'à quel point eut-il à en souffrir, du haut de sa montagne à St-Thibault-de-Couz?

«De 1690 à 1696 et de 103 à 1713 le pays connut seize années d'occupation étrangère. (...) Le cantonnement militaire, et le va-et-vient des armées, surtout dans les grandes vallées mauriennaise et tarine suffisaient pourtant à épuiser le pays. Les pilleries des soldats, les livraisons de grains, de fourrage et de bestiaux, les impositions extraordinaires et les frais de brigade provoquèrent un appauvrissement durable (...).  En 1709, lors de la contre-offensive des impériaux commandés par le comte de Thann, toute une partie de la Savoie se trouva mangée par les deux armées.  Des troupes de brigands ajoutaient à la désolation en attaquant les commis de recettes et les malles de poste, en pillant les maisons et les presbytères, notamment en Chablais et en Faucigny.  Enfin, des agents recruteurs parcouraient les paroisses pour s'emparer brutalement des hommes susceptibles de revêtir l'uniforme.

Une succession d'années calamiteuses contribua à dramatiser la situation. De 1680 à 1700 une dizaine d'hivers prolongés assez rigoureux pour geler la plupart des grands lacs alpestres (...) jusqu'en 1711 la disette n'en resta pas moins menaçante. La chronique conserva la mémoire de l'effrayant orage du 16 juillet 1688 qui avait traversé tout le duché et dévasté des régions entières aux environs de Chambéry, d'Annecy (...) En d'autres temps (1718-1719), une sécheresse impitoyable durcissait les épis et brûlait les foins jusque dans les montagnes» . Paul Guichonnet, Histoire de la Savoie, Univers de la France, Privat ed, p. 288

Tout ça pour dire à quel point les savoyards ont eu la vie dure et se sont forgés des caractères digne des meilleurs fruits de leur pays : les noix! Pas facile à ouvrir, parfois amères, sauf si l'on sait comment les goûter!

Situons-nous

En suivant la route nationale 6 en direction de Chambéry, après le tunnel, on traverse le col de Couz puis la vallée s'élargit légèrement et l'on découvre St-Thibault-de-Couz, petit village ou naquit Marie et qui abrita des générations de Favre depuis le XVIe siècle et peut-être avant. Il y avait 880 âmes en ce temps là, c'était donc aussi gros que Les-Échelles ; aujourd'hui ce n'est qu'un hameau bordé de quelques fermes. Un chemin traverse perpendiculairement la nationale 6 pour relier les deux chaînes bordant l'étroite vallée : la montagne de L'Épine à gauche et le mont Outhéran à droite. Une superbe cascade de 50 m. de haut se jette dans l'Hière à 4 km de St-Thibault. Quelques routes étroites relient les fermes les unes aux autres. Chaque secteur porte le nom des familles qui l'ont habité pendant des générations, ainsi on retrouve Les Favre, Les Rat-Gris, les Goncourt etc...

De la longue branche des Favre de Savoie naissait Marie mon arrière-grand-mère . Marie naquit à Saint-Thibault-de-Couz, le 21 août 1874.  Son père se nommait Claude et descendait de plusieurs générations de cultivateurs, et sa mère se nommait Josephte Marcoret Vallet. Elle épousa Jean-Marie Chantre et engendra Juliette ma grand-mère qui unira sa vie aux Schiavon. Sa vie fut simple : celle de tous les paysans de la région.

Pour aller chez Les Favre, qui est le lieu de naissance de Marie, mon arrière-grand-mère, lignée maternelle de mon père, on doit quitter la route 500 m. avant St-Thibault et descendre une pente abrupte à gauche, puis remonter à droite vers Les Simon. Ensuite un chemin nous mène vers la lisière de la forêt, très haut dans les pâturages, sur les terres dominant le village. Les maisons des Favre, adossées à la montagne sont bordées d'un ruisseau : le Rau des Favre .  Marie marchait de là jusqu'aux Échelles, 7 km par mont et par vaux, pour aller travailler à la corderie, été comme hiver.

À deux km de là, juste au pied de la falaise il y a un petit hameau : La-Grotte. De là on commençait à grimper les fameuses échelles qui menaient à la route Sarde que Napoléon, ainsi que ses prédécesseurs, empruntèrent tant de fois avec leurs troupes avant que le tunnel de la grotte, long de 308 m. ne soit creusé à travers la montagne, de 1857 à 1871, sur la route de Chambéry. Des grottes immenses et magnifiques, de chaque coté du chemin Sarde, ont abrité des générations de voyageurs depuis la préhistoire. Bordée d'une forêt de feuillus qui prend de magnifiques couleurs à l'automne, La-Grotte est au pied du mont le Grand-Goulet

St-Thibault-de-Couz est encore aujourd'hui un hameau minuscule sur la route des Échelles, St-Thibault n'a certainement pas été épargné par les mouvements de troupes et le grand commerce. Les paysans, dépouillés par tous ceux qui passaient ont dû redoubler de courage et d'astuce pour réussir à survive.

Les-Échelles, ville frontière entre la Savoie et l'Isère, est couchée au bord du Guiers, gardienne du seul passage à travers le massif de la Chartreuse dans cette région. Quelques rues aux maisons bien serrées, de magnifiques églises ornées d'ardoise brillante, des géraniums à tous les balcons de fer forgé et des pâturages, tout autour, la font paraître toute petite sous l'immense falaise de la Ravoire. Elle ne comptait environ que 730 habitants en 1874 année de la naissance de Marie, mon arrière grand-mère. Un pont de pierre la séparait d'Entre-deux-Guiers, et lorsque les savoyards traversaient ce pont ils disaient aller "en France".  Aujourd'hui encore ceux des Échelles ont gardé l'expression et vont "en France " faire leurs courses.

Lors de mon court séjour en Savoie, j'ai eu l'occasion d'apprécier les magnifiques paysages de cette région, ainsi que la courtoisie de ses habitants. Les quelques parents que nous avons dans la région des Échelles, à Entre-deux-Guiers nous ont fait l'honneur de leur table, de leur maison et nous ont fait visiter quelques sites magnifiques tels le lac d'Aiguebelette où nous avons dégusté le fameux fretin et navigué sur ses eaux jade. Nous avons aussi grimpé jusqu'au monastère des frères Chartreux, gardiens de la fameuse recette de la liqueur la Chartreuse, et de l'élixir du même nom;  Nous avons poussé la promenade jusqu'à Chamonix, en Haute Savoie et pris le téléphérique jusqu'au le Pic du Midi... céleste!  Et que dire de ces magnifiques chutes au pied desquelles nous avons fait un mémorable pique-nique, accompagnés de ma grand-mère Juliette et de sa soeur Alice Sheiffer aujourd'hui disparues. Bruno Peylin et Michèle ainsi que sa soeur aînée Nicole,  filles d'Alice, me laissent en souvenir le calme tranquille des savoyards. Avec leur parler franc, lent et traînard, ils ressemblent à leurs montagnes, éternelles et immuables, alors que rien ne presse car les hivers enneigés sont longs, quoi que l'on fasse, et que de toute façon: " y'a pas l' feu au lac  "

L'un de nos cousins Adrien Favre a écrit l'histoire de plusieurs villages de la région, ainsi que de savoureuses histoires, souvenirs de son enfance en ces lieux. Vous en trouverez la liste en tapant son nom dans la base de données.

Le frère de Marie: Sulpice, s'unit à la famille Baud, dont Hervé qui est un fervent généalogiste. Epoux d'une Favre, Hervé Baud recueille tout renseignement relatif à sa famille et celle de sa fille, les Brunet Manquat.  

Jean Favre, un autre cousin, est aussi un passionné de généalogie. Décidément, ça devient une habitude dans la famille.

Marie Favre